HELENA MARTIN FRANCO / CORAZÓN DESFASADO / FRITTA CARO / UNE FEMME ÉLÉPHANT

ESPINARIO, 1996 - 2000
Peinture et dessi
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"Je devais avoir douze ans. J’étais à la bibliothèque de l’école, assise par terre comme les autres filles de ma classe, toutes en uniforme. Nous écoutions le curé Fenoi, un prêtre aux allures de saint. Il était venu d’Espagne pour nous apprendre la doctrine catholique. Cet après-midi-là, il nous expliquait la douleur que le Christ avait ressentie pendant la crucifixion. Il nous a décrit, en détails et avec des gestes, les maux que Jésus devait ressentir lorsqu’il portait la couronne d’épines. Sa performance était magnifique. Il voulait qu’on imagine la scène et nous l’avons fait. Sa présence se mêlait à celle de Jésus. Il était là avec nous. Il saignait et ressentait la douleur des épines enfoncées dans son front. L’importance de ce récit consistait à nous faire comprendre que c’était pour nous qu’il avait fait cela. Le Christ nous avait sauvés d’un châtiment pour un pêché qu’on ignorait. On nous disait que la cause était la désobéissance et la fornication, ce dont nous ne savions rien. Nous avons quitté la bibliothèque en silence, avec le poids de la culpabilité sur les épaules, un fardeau qui allait embrunir nos pensées à tout jamais.

Quinze ans plus tard, j’étais en train de défaire des couronnes d’épines en peinture et en dessin. Mes questionnements autour de la quête d’une vie spirituelle à travers la douleur et le sacrifice ont été transposés en une déconstruction permanente de la couronne d’épines par la représentation de taches de couleur, de gestes, (1996-1999), de formes et d’objets : "Une couronne pour Cendrillon ; un conte de fesse” (2002)". Helena Martin Franco, "Le déphasage identitaire et le récit autofictionnel..." 2009.

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Casse-tête 3, 2000, fusain sur papier, 160 x 160 cm



Casse-tête 2, 2000, fusain sur papier, 160 x 160 cm



Casse-tête 1, 2000, fusain sur papier, 160 x 160 cm

Ofenda, 1997, acrylique sur toile, 1.70 X 1.60 m


Corazonada, 1997, acrylique sur toile, 1.73 X 1.73 m



Cage, 1998, crylique sur toile, 1.40 X 1.25 m


Corona, 1998, acrylique sur toile, 1.80 X 1.80 m 



Curva, 1999, acrylique sur toile, 1.60 X 1.50  m 



Couronne  verticale 1, 1999, acrylique sur toile, 1.50 X 1.35 m

espinario

Espinario, 1998, acrylique sur toile, bois, 1.40 X 1.10 m

image peinture

Corona, de la série Espinario. 1998. Œuvre présentée à CORPUS, NUEVOS NOMBRES, 1998, Biblioteca Luis Angel Arango. Bogotá
En collection au Museo de Arte Moderno de Cartagena

imagen pintura

De la série ESPINARIO "Avec trois jambes c'est mieux" (2004), technique mixte, plastique, acrylique et plastique adhésif imprimé.

ESPINARIO, 1996 - 2000
Peinture et dessin

espinario

Nido, 1999, acrylique sur toile, 1.50 X 1.35 m



Espinario, 1998, acrylique sur toile, 1.80 X 1.80 m

ceramica

De la série ESPINARIO "Avec trois jambes..." (2004), céramique.

NOTES D'ATELIER

Études pour la série ESPINARIO

inquisicion
Photographie d'un outil de torture.
Musée historique (Palais de l'Inquisition) à Cartagena, Colombie.

fotografia

Photographie. Ébauche pour peinture.

"Si es delito, ya lo digo;
si es culpa, ya lo confieso,
mas no puedo arrepentirme
por más que hacerlo pretendo.

Bien ha visto quien penetra
lo interior de mis secretos
que yo misma estoy formando
los dolores que padezco.

Bien sabe que soy yo misma
verdugo de mis deseos,
pues muertos entre mis ansias,
tienen sepulcro en mi pecho.

Sor Juana Inés de la Cruz
"Expresa los Efectos del Amor Divino"
fragmento

fotografia

Photographie. Ébauche pour peinture.

"Ésta fue la mujer herida. En la noche de los caminos tuvo por sueño una victoria, tuvo por abrazo el dolor, tuvo por amante una espada".
Pablo Neruda à propos de Manuela Sáenz.

pintura-papel

Acryliqye sur papier. Ébauche.



 

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